29 mai 2008
CANNES 2008 - Enthousiasme et belles surprises

Il a plu sur La Croisette mais nous ne sommes pas déçus !
La programmation cannoise 2008 a été, toutes sélections confondues, à la hauteur des attentes des cinéphiles.Des surprises, des révélations, des nouvelles générations d'auteurs et donc des moments inoubliables de cinéma.
Impression générale: beaucoup de films sont en prise directe avec la réalité du monde, avec la société et ses inquiétudes.
Quelques excellentes surprises: EL DORADO, un roadmovie belge de Bouli Lanners, film sympathique et émouvant que nous n'avons pas été les seuls à remarquer, trois prix lui ont été attribués !!
RUMBA, de et avec Abel et Gordon,(encore des belges)nous sommes là au royaume du burlesque, de l'humour absurde, c'est décalé, ultra inventif et très visuel.(photo en ht, à g.)
MOSCOW BELGIUM , de Christophe Van Rompaey (un autre belge, mais celui-ci est flamand). Une belle comédie romantique pour nous faire découvrir le cinéma flamand. Ce film nous a touchés au coeur par l'espoir qu'il suscite et par la justesse du regard du réalisateur sur notre société.
Tiens, tiens !! Trois films de nos voisins belges , trois univers très différents ! Pourquoi ne pas donner un coup de projecteur sur le cinéma belge à St Paul Trois Châteaux en Octobre?
SNIJEG (SNOW), film bosniaque signé Aida Begic, une vision très féminine des conséquences de la guerre qui a ravagé ce pays dans les années 90. Nous sommes entraînés au coeur d'un village, dans les montagnes, les gestes du quotidien sont magnifiquement filmés: fabrication de compote de prunes et confection de tissus.Voilà un film qu'affectionne particulièrement notre Festival.
LE SEL DE LA MER , film de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir qui nous donne son point de vue sur l'histoire du peuple palestinien à travers le récit d'une jeune femme à la recherche de ses origines. La question de l'identité et du retour aux sources est omniprésente.Film moins subtil qu' "Intervention Divine" de Elia Suleiman mais tout aussi précieux.
LAKE TAHOE, du mexicain Fernando Eimbcke,qui nous raconte les rencontres que va faire Juan, 16 ans, avec des personnages très particuliers. Il entre dans leurs univers souvent absurdes et déconcertants. Dépaysant, original sur le plan formel.
TULPAN, du réalisateur kazakh Sergey Devortsevoy. Voilà l'une des plus belles surprises! Une histoire inattendue, celle d'Asa, un jeune kazakh qui a pour seul espoir, Tulpan, la fille d'une famille de bergers. Ce film respire le désir de liberté et l'envie d'un autre mode de vie. Et tout cela dans la steppe kazakh, avec les bergers nomades. Magnifique!
O'HORTEN,de Bent Hamer qui nous avait déjà séduits avec Kitchen Stories, c'est dans la même veine, tout aussi décalé, un humour norvégien, un film inattendu, cocasse et poétique.(photo en ht,à dt)
LA VIE MODERNE de Raymond Depardon, après "L'approche" en 2000 et "Le quotidien" en 2005 , c'est le troisième volet que le réalisateur consacre aux paysans qui vivent dans la montagne cévenole. Un film qui parle de nos racines, c'est attachant, humain, chaleureux mais sans beaucoup d'espoir. Le cinéma est là aussi pour laisser des traces, nos traces. Bouleversant. Après la projection en présence du réalisateur, les applaudissements n'en finissaient pas.
D'autres films , bien sûr, ont tout autant retenu notre attention: "Je suis de Titov Veles" (Macédoine)
"Tokyo Sonata" (Japon)
"Les 7 jours" (Israël)
"Lonely tunes of Téhéran (Iran)
"Dernier maquis" (France)
et d'autres encore ....
Mais certains aussi ,disons-le avec franchise,ont fatigué nos yeux rougis par des heures et des heures de projections... Et il n'y a pas que les yeux qui ont été mis à rude épreuve. Nos jambes ont souffert ! Parce qu'il faut marcher
vite d'une salle à l'autre. Et pourquoi faut-il marcher vite ? Pour attendre !!
En fait, Cannes est un lieu d'attentes interminables:
il faut attendre parfois plus d'une heure avant une projection ( 3,4 voire 5 projections par jour),il faut attendre pour avoir un Nespresso(au demeurant excellent et gratuit), what else ? il faut attendre pour atteindre un panini insipide, il faut attendre pour se faire fouiller à l'entrée du palais etc... Attendre! même pour une bonne raison, c'est lassant ! En attendant , nous espérons que beaucoup de films pourront tomber dans l'escarcelle de notre programmation, nous allons attendre les réponses des distributeurs.
Dans l'attente du 21ème Festival de Saint Trois Châteaux (10/18 Oct.).Alexis Vachon.
31 mars 2007
Rencontre cinéma en Rhône-Alpes
Noëlle et Séverine se sont rendues à Meyzieu (près de Lyon) pour la rencontre des manifestations cinématographiques organisée par l’association des Festivals de Cinéma en Rhône -Alpes.
Journée riche en rencontres et en échanges avec les représentants de nombreuses structures régionales.
04 février 2007
Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand
Du 26 janvier au 1er Février 2007, une partie de l'équipe "Programmation" s'est rendue à Clermont Ferrand pour le Festival du Court Métrage. C'est près d'une centaine de films qui ont pu être visionnés, toutes sélections confondues, nationale et internationale. En toute modestie et en marge des jurys officiels, voilà les films que nous aurions primés et qui seront sans doute à Saint-Paul-Trois-Châteaux en Octobre:
-J'aime de Yvon Marciano
-Petites révélations de Marie Vermillard
-Une goutte d'eau de Deniz Gamze Ergüven
-La promenade de Marina de Van
-Le Mozart des Pickpockets de Philippe Pollet-Villard
-Ma culotte de Blandine Lenoir
-Trente ans de Nicolas Lasnibat
-Migration assistée de Pauline Pinson
-Conte de quartier de Florence Miailhe...
Merci pour l'accueil que nous a réservé l'équipe de "Sauve qui peut le Court Métrage" et notamment Jean- Claude Saurel ,son président. Clermont est un extraordinaire lieu de rencontres, rencontres indispensables pour l'organisation de notre festival. C'est avec beaucoup de plaisir que avons revu Claude Duty, Gilles Colpart, Marie Vermillard, Eric Guirado, Christine Gendre et bien d'autres encore... Bravo! Clermont!
http://www.clermont-filmfest.com/





